Le rôle des sociétés de recouvrement dans la gestion de la trésorerie des entreprises

Le crédit inter-entreprises représente en France 672 milliards d’euros par l’intermédiaire des délais de paiement. C’est la 1ère source de financement pour les sociétés, soit un montant 3 fois supérieur au crédit bancaire classique.  


Chaque année, les retards des délais de paiement seraient la cause de 25 % des défaillances des entreprises. Alors, qu’en réalité, en cas d’impayé, près de 9 entreprises débitrices sur 10 sont solvables. Même si tous les retards de paiement n’entrainent systématiquement les faillites, ils fragilisent les relations commerciales, et contribuent à une aggravation en chaine des tensions de trésorerie. Une entreprise dans l’attente de paiement de ses créances, aura elle aussi tendance à reporter le règlement de ses dettes fournisseur si  elle dispose de peu de trésorerie.


Le pôle financier/comptabilité des entreprises  gère les flux de trésorerie. Mais face à la complexité des dossiers pour le recouvrement ou par manque de ressources (humaines et de temps),
les sociétés se tournent souvent vers les cabinets de recouvrement.





Le recouvrement : une activité encadrée


En France, l’activité des cabinets de recouvrement est réglementée : ils doivent faire l’objet d’une déclaration auprès du Procureur de la République et disposer d’un compte séquestre dédié à la réception des sommes recouvrées.


Avant toute action, une convention doit être signée entre le créancier et le cabinet de recouvrement. Elle permet à ce dernier d’intervenir auprès du débiteur dans le respect des procédures de droit, tout en privilégiant la négociation amiable. En effet, en règle générale,
au-delà du recouvrement de l’impayé, le client cherche également à maintenir des relations commerciales stables et apaisées avec son débiteur. Le cabinet de recouvrement a souvent un rôle d’intermédiaire entre les deux parties. Ainsi, plus la créance est récente, plus les chances de la recouvrer sont élevées.


En l’absence de paiement en phase amiable, le créancier peut décider d’engager une procédure judiciaire. Le cabinet de recouvrement assure le suivi complet du dossier en lien avec son réseau de partenaires (avocats, d’huissiers et de notaires). Les frais judiciaires sont à la charge du client, qui reste décisionnaire à chaque étape du traitement du dossier.


L’impact de la crise sanitaire sur les retards de paiement


La durée moyenne des retards de paiement est d’environ 11 jours en France, or, avec la crise sanitaire liée à la COVID 19,  ce délai tend vers les 15 jours. L’impact de cette crise n’est pas encore clairement visible en raison des aides publiques, mais les cabinets de recouvrement s’attendent tout comme les assureurs-crédits à une vague de défaillances tout au long de l’année 2021, qui se poursuivra en 2022. Une entreprise sur 4 sera exposée en 2021 à une crise de trésorerie. Nous incitons nos clients à déposer les dossiers avant toute procédure collective d’un débiteur pour avoir le temps de recouvrer lesdites créances.



Le recouvrement à l’étranger : comment bien choisir son partenaire


Les procédures de recouvrement sont différentes suivant le pays. Les échanges commerciaux ont conduit à multiplier les procédures internationales. Il n’est pas rare d’avoir un client en France ayant un débiteur en Italie ou en Espagne, et vice-versa. Pour choisir le cabinet de recouvrement partenaire, les entreprises doivent se montrer vigilantes sur plusieurs critères : le paiement au success fees, la formule sans engagement, le savoir-faire, la connaissance terrain et du tissu des partenaires internationaux développés par les sociétés de recouvrement.